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mardi 30 septembre 2008

Les Colibris

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés

et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit?: “Colibri! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?” “Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. » (texte de pierre Rabhi, inspiré d’une légende amérindienne).

Les Colibris, c’est nous tous. Le Colibri fait “Pourquoi pas ?” à la place de “A quoi bon ?”

Il y a des centaines de millions de colibris, vous mais aussi près de vous vos amis ou frères, soeurs, tantes, je ne sais pas moi.

Les gens...

Les gens, toutes ces personnes dont nous nous isolons par le simple fait d'en parler... L'apriori méfiant, le sentiment de solitude se calcule très facilement en se demandant à combien de personnes on ferait plutôt confiance dans une foule. La réponse moyenne est de 3/10. Si il y avait 7 personnes sur dix malveillantes, ce serait Mad Max dans la ville. La réalité est toute différente. En fait, ces "gens" sont comme nous, timides, pudiques et surtout dans le même à priori. C'est le paradoxe de l'individualisme. On veut être différent des "gens" et ce faisant on s'en isole et le sentiment de résignation grandit.

Se libérer de ses crétins, c'est passer à l'apriori confiant permanent, se dire que les personnes qui nous entourent nous ressemblent et qu'il ne tient qu'à nous de faire disparaître ce minuscule filtre qui nous délie.

De nouveau, soyons gentils avec nous, ne plus prononcer le mot "les gens" est un exercice très difficile mais ô combien délicieux.

De rien et avec plaisir...

Bib, Bib'z, Waooouh ! C'est bien joli tout cela, mais on en fait quoi ?

L'idée centrale est le petit plaisir que tout le monde peut ressentir à chacun de ses gestes chouettes. Bienveillance, petites ou grandes attentions à soi, aux autres ou à la nature, on se sent bien simplement par le lien établi même une fraction de seconde. Il est même scientifiquement prouvé que cela secrète la même hormone de plaisir que l'acte d'amour. Tenir une porte toute la journée pourrait peut-être être source d'une dose identique à une partie de jambes en l'air le matin. A une condition bien sûr, ponctuer les remerciements que nous recevons par un "avec plaisir" plutôt qu'un "de rien" qui anéanti en un rien de temps le lien que nous venions de tisser.

Soyons gentils avec nous, ce n'est pas un exercice facile.